tout d'abord bienvenue à Job
Je reste admirablement étonné de l'approche de M. Perrin: la crainte de Dieu serait une sorte de liturgie du seuil pour se mettre en présence de Dieu
Je pouvais comprendre la notion de seuil rendue nécessaire par la présence de Dieu. Définir un espace profane protégé des effusions du sacré, protéger les corps contre une différence de nature entre Dieu et l'homme, matérialiser un ordre par l'affectation de zones spatiales, tout cela est commun.
Je comprends moins bien la notion de seuil comme mise en présence.
Un peu comme s'il fallait décrire un lieu où Dieu se devait d’être et que par ce simple fait, Il fût. Voyez je ne dis pas que cela relèverait de l'autosuggestion.
Lorsqu'on entre en prière, il est courant de parcourir quelques étapes pour atteindre l'union avec le Créateur. Une progression qui commence cependant par la mise en présence. "Je crois que Vous êtes ici présent"
Bien souvent ces paroles sont une pétition de principe davantage que la reconnaissance d'une simple réalité. Mais cela aide à se reconnaître petit et delà pécheur et delà quémandeur de la grâce.
De même la montée à l'autel, du moins son approche, serait une voie physique d'oraison.
Cependant l'autel, le tabernacle, voire les murs mêmes de l’église consacrée sont des éléments tangibles de la Présence.
Et de la présence d'un Pater noster. Pas d'un papounet noster.
D'un père dont nous sommes les fruits et non d'un père que nous nous partageons.
Job nous invitait à rechercher des prophètes de malheur qui n'eussent aussi développé l'espoir en Dieu Sauveur. Mais de quoi ou de qui seraient ils, alors, prophètes?
C'est parce que Dieu sauve qu'il est possible de regarder en face le mal et de le reconnaître comme tel. Face à l'ennemi, le regard pur. Parceque vincit leo de tribu Juda, radix David.
Enfin, je dis cela je ne dis rien, osant à peine prendre part au dialogue des théologiens.
Job, je crois que Lancea Sancta vous invitait à partager un jus d'orange. Je crains qu'il ne trouve votre réponse amère, tout comme le Concile.
En parlant contre les frères et en blessant leur conscience ..., c’est contre le Christ que vous péchez " (1 Co 8, 12).
" Ce qui est bien, c’est de s’abstenir... de tout ce qui fait buter ou tomber ou faiblir ton frère " (Rm 14, 21).
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