A cette époque, on ne parlait pas de pastorale, mais on avait un sens pastoral qui nous ferait rêver. Aujourd’hui, nous n’avons que de la pastorale à la bouche, mais on peut se rendre compte de la quantité de confusion que peuvent engendrer certaines initiatives.
Je trouve cette analyse particulièrement pertinente. A cette époque, on ne parlait pas de pastorale, mais on se comportait en "pasteur" responsable : on faisait en sorte D'ABORD de conduire le troupeau en sûreté, et on pour cela on mettait des gardefous. Pour que les brebis ne dévient pas, on ne craignait pas d'entourer le troupeau de quelques clôtures, et pour en tenir le loup éloigné, on se dotait de quelques chiens et on plantait quelques ronciers.
Maintenant, par le terme "pastorale", on entend deux choses distinctes : d'une part on cherche à retenir les brebis sans clôture ni chiens, mais juste en leur diffusant une musique douce et en attirant leur attention par des danses savantes, et d'autre part on cherche à plaire au loup, espérant que si la bergerie lui plaît il se changera en mouton.
Cordialement
Meneau