Ces deux phrases, ainsi que le note Gentiloup comme moi, ne s'adressent qu'aux chrétiens et pas au reste des interlocuteurs du message. C'est une sorte de pièce rapportée cousue sur le texte, sans lien direct avec son objet.
Au contraire, l'unique mention ici et seulement ici dans cette incise, du Seigneur Jésus Christ n'en souligne que davantage son ... absence dans le reste (99%) du texte. Sauf comme je m'en suis aperçu d'une manière très, très allusive dans l'écho donné en final à la Lettre Novo millenio ineunte (le Duc in altum). Mais ça c'est vraiment de l'enfouissement, la contorsion du langage diplomatique poussée à l'extrême.
En ce sens, ce médiocre message - dont il conviendrait de ne pas faire un Motu proprio, une encyclique et moins encore une constitution dogmatique - illustre les tensions internes du discours magistériel post-conciliaire et les postures contradictoires que l'Église est de ce fait amenée à adopter en même temps. J'ai cité du même pape un Message sur la paix au ton bien différent postérieur de 3 ans. |