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Sur wikipédia à l'article Paul VI, Montini :
En novembre 1952, Mgr Montini et Mgr Tardini obtiennent le titre de pro-secrétaires d'État, distinction purement honorifique. Lors du consistoire du 12 janvier suivant, Pie XII annonce aux nouveaux cardinaux qu'il les a nommés pro-secrétaires d'État car ils ont refusé la barrette de cardinal[28].
Selon certains, Pie XII lui aurait « suggéré » de renoncer à cette promotion, probablement parce qu'il ne voulait pas de lui comme successeur[29]. Quelques auteurs, dont Jean Guitton, l'ont en effet affirmé. Le philosophe et ami de Montini dira plusieurs décennies plus tard : « Il y a des choses que je sais et qui sont difficiles à dire. Il est certain que ce fut dramatique. À un certain moment, Pie XII a conçu pour Montini de la défiance. Il a compris que c'était son devoir d'empêcher Montini de devenir pape[30]. » Plusieurs prises de position politiques lui sont en effet reprochées au sein même de la Secrétairerie d'État, comme par exemple l'unité des catholiques dans la Démocratie chrétienne ou encore l'hostilité à la création d'un syndicat catholique. De plus, il adopte des positions différentes du Saint-Siège, quand il défend sans ambigüité le livre Vraie et Fausse Réforme de l'Église d'Yves Congar[31] ou encore quand il dit à Mgr Lefebvre que l'Église ne doit pas condamner Réarmement moral[32], organisation pourtant critiquée par le Saint-Office en 1955. Enfin, quand Alcide de Gasperi était président du Conseil, Montini l'encouragea discrètement,en contradiction avec les instructions de Pie XII, à se rapprocher du Parti Socialiste Italien, dirigé par Pietro Nenni, pour éloigner ce dernier des communistes.
Malgré tout cela, Mgr Tardini, substitut aux Affaires extraordinaires, affirmera plus tard que Montini et lui ont refusé la barrette rouge quand Pie XII la leur proposa en mai 1952[33]. Pourtant, ils l'accepteront tous les deux dès le premier consistoire de Jean XXIII le 15 décembre 1958.
N'est-ce pas bizarre, cette contradiction? Qu'ont-ils fait, sinon attendre la mort du dernier témoin?
Cela fait déjà beaucoup, non? Qu'un pape aussi prudent que Pie XII se soit tant méfié de cet homme-là, moi... d'ailleurs, ma grand-mère non plus ne lui faisait pas confiance, mais elle aimait beaucoup Pie XII.