Pour des raisons d'unité il fallait bien qu'un jour quelqu'un donne une référence pour que tous suivent les mêmes règles.
Néanmoins 1962 était un mauvais choix car ce n'est pas une période stable en liturgie. Jamais des livres n'ont été utilisés aussi peu : trois ans après on avait encore tout chamboulé.
En ce qui me concerne je considère que l'arbre liturgique subit bon an mal an de bonnes et de mauvaises évolutions. Parmi les mauvaises on peut citer les hymnes classicisées sous Urbain VIII au 17ème siècle, les graves modifications à la répartition du psautier sous Saint-Pie X, le nouveau psautier sous Pie XII. Mais les livres sont encore traditionnels. En revanche le triomphe du modernisme apparaît avec la Semaine Sainte de Pie XII, là est la cassure irrémédiable.
Je pense qu'il faut consédérer que 1955 est l'année de l'agonie des livres traditionnels qui mourront en 1969. Il vaut mieux utiliser les livres des années 30.
Mais il semble qu'il y a eu un certain consensus autour de 1962. Moi je voulais la tradition et non un millésime douteux.
Maintenant il y a une grande différence entre ceux qui inventent des cérémonies, comme c'est généralement le cas avec le nouveau missel, et ceux qui tout simplement suivent des règles qui sont traditionnelles mais antérieures à 1962. Célébrer la semaine sainte traditionnelle en lieu et place de celle de Bugnini me paraît plus vertueux que d'inventer de nouvelles cérémonies. En célébrant la semaine sainte d'avant 1955, on reste en communion avec la majorité des fidèles de tous les temps.
Mais bon, pour des raisons plus pratiques qu'autre chose, le missel de 1962 est placé sur un piédestal. |