Et me faire plein d'ennemis :
Est-il pensable qu'à Saint-Nicolas du Chardonnet on sorte le grand ostensoire en pleine semaine pour faire un salut devant moins de vingt personnes, ayant oublié que l'exposition solennelle est réservée de droit à l'octave de la Fête-Dieu, autorisée par exception les dimanches au salut et à quelques grandes fêtes, mais jamais banalisée aux féries pour plaire à quelques uns ?
A Saint-Nicolas je me souviens bien pourtant qu'au début, à l'époque de Mgr Ducaud-Bourget et des anciens, on connaissait les usages et l'on donnait la bénédiction du Saint-Ciboire tous les soirs, ce qui est la règle : en semaine on se contente d'ouvrir la porte du tabernacle pour les prières et on donne la bénédiction avec le ciboire. L'Eglise cette grande pédagogue n'a jamais voulu banaliser l'exposition solennelle en l'autorisant en semaine (sauf rares exceptions).
Et pire : un prêtre à genoux devant le Saint-Sacrement et qui ajoute une invocation après les louanges divines (on ne fait pas ce qu'on veut au salut) "Saint-Pie X priez pour nous" ne se rend il pas compte de la grande inconvenance qu'il y a à invoquer un pape si saint soit-il devant Notre-Seigneur ? Voici pourtant une pratique invraissemblable qui semble devenue la règle, sans doute par bête esprit d'imitation. A quoi bon voiler les reliquaires si on invoque les saints devant Notre-Seigneur ? Quelle incohérence.
Vraiment il faut enseigner le sens et l'esprit de la liturgie dans les séminaires, et non l'imitation servile... |