sur le 1er point : oui certains sont limite limite, nul n'en disconviendra et il m'est arrivé de le faire remarquer aux intéressés.
C'est un peu la rançon de l'ouverture relative et à mettre en rapport avec votre point 3. Il s'applique aussi à Tradiland, il faut être cohérent.
Sur le point 2, trop tôt pour faire un bilan : je l'ai écrit plus tôt. Dans ses positions "transigeantes" avec une part de la modernité, le Cardinal sert-il bien la mission de son dicastère ? On peut s'interroger même si je conçois aussi que le "ministre de la Culture" ad extra de l'Église romaine puisse avoir un profil différent d'un autre chef de dicastère orienté ad intra.
Il y a diversité et diversité. Elle a toujours existé même sous Pie X ou Pie XII, a fortiori avant. Cependant certaines options divergentes - ex. celles du cardinal Martini, celles du cardinal Danneels, celles de la Société de Jésus etc. la liste est longue - peuvent avoir une influence négative, délétère sur la vie de l'Église.
La "biodiversité" chrétienne pour reprendre votre savoureuse expression est louable, les "charismes" aussi, ils expriment un dynamisme, ils servent l'unité de l'Église et portent le message évangélique, sans édulcorant, à nos contemporains.
En revanche, est-ce un "charisme" de dénaturer l'enseignement de la foi catholique, d'affaiblir l'Épouse du Christ en la paralysant par des options mortifères ? Non certes non.
La Belgique fut/est une terre d'élection pour ces options "divergentes" depuis 40 ans. Regardez les "fruits", ils s'étalent à la une des magazines ... pas vraiment de quoi faire le fier. Les néo-modernistes et néo-libéraux catholiques devraient plutôt porter les cendres de l'affliction et de la pénitence au vu de tels résultats, résultats qu'on ne peut nier.
Dans le jardin ecclésial, il y a une biodiversité à préserver : j'en suis bien d'accord. Il y a aussi des plantes parasites, des maladies qui affaiblissent le peuple végétal et il appartient au Jardinier de Rome comme aux jardiniers diocésains de réagir : pas d'en favoriser la croissance. Là encore tout est affaire de mesure : ne pas laisser la broussaille et les mauvaise herbes envahir, tailler ce qui doit l'être pour favoriser la croissance, mais pas d'arrachage massif et veiller à l'apport d'engrais périodiques.
Si je puis me permettre cette métaphore.
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