Chère Demi-Ton,
Je n’ai lu aucune analyse de la part des communautés traditionnelles à propos de Mgr Ravasi. À mon avis, il est même inconnu chez elles. Qui parle de lui ? Ce sont justement des italiens non tradis qui connaissent la Curie : Sandro Magister, Paolo Rodari, Andrea Tornielli. Ailleurs, il y a aussi Romano Libero, qu’on ne peut soupçonner d’allégeance au traditionalisme… Et il y a, également, les écrits mêmes de Mgr Ravasi.
Depuis quarante ans, certains esprits, soucieux qu’aucune dissension ne se manifeste, nous rappellent que les analyses doivent être plus « fines », que le discernement doit être plus « complexe ». Soit, je suis tout ouï pour écouter la finesse et la complexité des arguments que vous pourriez détenir sur ce sujet précis, mon post étant une simple interrogation. Mais doit-on voir une finesse en apprenant que le Christ n’est pas ressuscité mais qu’il s’est élevé ? Je peux en rajouter moi-même : Mgr Ravasi est un ferme défenseur du latin. Cela suffit-il pour en faire un héraut de la foi ? Finalement, je trouve que, même face à ceux qui ne souhaitent pas toujours voir le verre à moitié vide, - loin de là ! - vous vous évertuez à le montrer systématiquement à moitié plein. La recherche de la paix et de l'unité passe aussi par le réalisme et l'équilibre.
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