Le Père Arbez dit plein de choses sensées. Cependant, il y a quelques faiblesses. Le première étant que sa théorie n'est même pas fausse, comme reprochait je ne sais quel grand physicien à ses collègues de moindre envergure.
Oui, le Dieu d'Israël est libérateur. Le premier commandement selon la numération judaïque est d'ailleurs: "Je suis le Seigneur ton Dieu qui t'ai fait sortir du Pays d'Egypte." (Ex 20, 2) Suivent dix recommandations et toute une palanquée de commandements qui ont pour but de contenir la violence en dehors des relations humaines et du sacré, comme dirait si bien le Pr René Girard.
Jésus vient parfaire cette libération en affranchissant les fidèles de la mort et des attaches du péché, par le mystère de sa Passion et de sa Résurection.
Cependant, le magistère a condamné la démarche des soi-disant
Lumières. Elle est, en effet, caractérisée par une
hubris libérale où tout est ordonné à l'envers. Ce ne sont plus les droits de Dieu qui répandent leur douce paix mais ceux de l'homme seul face à son désir luciférien qui va imposer les pires tyrannie sinon les plus perverses aliénation.
La vraie source serait de remettre les choses à l'endroit et de s'incliner modestement devant la seule et unique juridiction universelle instituée par le Christ lui-même à savoir le Souverain Pontife. La loi de charité est ordonnée à l'ordre naturel dans l'obéissance qui est le signe de la véritable sainteté à l'exemple de sainte Jeanne Jugan.
C'est ainsi que la Paix de Dieu protégea, bien avant Genève, les populations civiles, que les pauvres et les malades furent abrités dans des hôtels-Dieu et que le savoir fut partagé dans les universités. Encore aujourd'hui, les droits élémentaires des travailleurs sont défendus, en République de Corée, par le clergé catholique.
Quant à Israël, ce peuple, jadis béni, est, depuis la Passion, privé du secours de la grâce. Le bâton de la synagogue, aveuglé par son orgueil, est rompu et sa couronne est tombée. Il ne faut plus rien attendre de surnaturel de la part de Juda,
qui en raison de [sa]propre faute, [a] été condamné par Dieu à une servitude perpétuelle (Cum nimis absurdum, Paul IV, 14/07/1555). L'Eglise est le nouvel et véritable Israël dont la vie se communique dans les flotts ininterrompus du baptème pour la rémission des péchés. Quand on regarde le comportement du pays éponyme vis à vis des populations arabes (qui étaient là bien avant 1948), je me poserais des questions en matière de droits des gens...