Tirez les premiers !
Comment pourrait-on, cher Miguel, vous répondre sans rivaliser avec un tel style ! vous voyez que les immigrés ont parfois du bon quand ils viennent nous rappeler toute la mâle beauté de notre langue que d'aucuns, nouveaux Farinelli, voudraient transformer en choeur de castrats ; il est bon de se faire insulter par vous, vous avez de la grandeur dans l'imprécation, de la noblesse dans l'insulte, aussi est-il peu probable que l'on vous réponde...
Assum
au NOM de Dieu
C'est sur votre site, admirable anthologie de cette langue qui fut la nôtre et qui reste la vôtre, que l'on trouve ce poème admirable, grâce vous soit rendue.
Ma maison
Je veux ma maison bien ouverte,
Bonne pour tous les miséreux.
Je l'ouvrirai à tout venant
Comme quelqu'un se souvenant
D'avoir longtemps pâti dehors,
Assailli de toutes les morts
Refusé de toutes les portes
Mordu de froid, rongé d'espoir
Anéanti d'ennui vivace
Exasperé d'espoir tenace
Toujours en quête de pardon
Toujours en chasse de péché
Hector de Saint-Denys Garneau
L'anthologie bilingue de Miguel ICI