- sur le premier point : le principe n'exclut pas l'exception en cas de difficultés financières. On apprécie évidemment en fonction des circonstances. La Commission canonique de l'épiscopat a surtout voulu mettre un terme à des abus qui étaient devenus pratiques courantes.
- sur le deuxième point, les dispositions du Code pénal précisent effectivement que c'est le ministre assistant qui serait poursuivi en considération de célébrations répétées. En fait, compte tenu des délais de prescription pour les matières délictuelles, un savant calcul permettrait au ministre en question d'échapper à l'application de la loi. Mais, reconnaissons-le : de telles "astuces" seraient condamnables sur le plan moral... alors que les autorités ecclésiastiques ne les ont jamais recommandées. Les seuls catholiques qui refusent la précession, les catholiques anticoncordataires, jouissent depuis longtemps d'une tolérance d'ailleurs recommandée par la direction des cultes du Ministère de l'Intérieur.
- sur le troisième point, il est clair que la Commission canonique de l'épiscopat a visé directement une hypothèse : celle des mariages secrets justifiés par le maintien des pensions de reversions. L'Eglise ne peut évidemment pas recommander la non-célébration du mariage civil à cause des effets juridiques que celui-ci entraîne (légitimation, filiation, succession,...). C'est pourquoi, le mariage secret doit demeurer un usage exceptionnel. |