Question 2: Je vous rappelle la définition du discours que vous nous avez donnée quant
aux nombres de mots:
Il n'y a pas de nombre de mots minimal pour constituer un discours : il suffit en effet de prendre la parole devant une assemblée pour développer une idée, annoncer une décision, opérer une diversion etc. Exemple historique, qu'on appréciera plus ou moins : « Je vous ai compris ! »
D'autre part, quand il est dit "Pierre dit au peuple" (Ac 3, 12) et qu'à l'issue du discours on dit "Tandis qu’ils parlaient au peuple" (Ac 4, 1), on est fondé à croire que "Pierre et Jean (ou les Apôtres)" ne s'expriment effectivement pas de concert, "en choeur", mais que c'est Pierre qui s'exprime à leur tête.
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Question 9: Il y a miracle à proprement parler quand quelque chose est produit en dehors de l'ordre de la nature créée. Le diable emmenant le Christ sur le pinacle du temple agit en vertu de sa nature angélique, laquelle est ici parfaitement neutre. Il n'effectue rien de moins que votre premier exemple (Habacuc transporté par un Ange).
Dans votre liste, je ne vois pas les Apôtres se trouvant dans la barque, transportés à destination au moment d'embarquer le Christ après sa marche sur les eaux (Jn 6, 21). Ils étaient alors à grande distance, et j'ai lu dans la Catena aurea qu'il s'agissait d'un déplacement miraculeux:
L’effet extérieur concerna la barque qui, une fois la tempête apaisée, toucha aussitôt terre, alors que, d’après la distance parcourue, elle en était encore très éloignée. Le Christ ne leur a pas assuré une navigation fictive, mais tranquille. Et voulant accomplir un plus grand miracle, il ne monta pas dans la barque.
Ainsi donc, trois miracles se rejoignent ici: la marche sur la mer, l’arrêt soudain de la tempête, l’acheminement de la barque au port encore éloigné. (S. Thomas d'Aquin, Commentaire de l'Evangile selon saint Jean)
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Vivement la suite,
Ath
- qui s'est fait avoir comme un bleu avec le séjour de Daniel dans la fosse aux lions.