Cher Athanasios,
vous dites que les textes du Magistère doivent être compris « selon le sens qui conduit à une affirmation vraie ».
Il y a là un cercle vicieux, car l'affirmation vraie nous est connue par l'acte du Magistère : et nous voilà incapables de connaître ni la vérité ni le sens d'un texte magistériel.
La foi est une vertu purement surnaturelle (par son objet, son motif, sa cause) mais elle est inhère dans une intelligence naturelle, et s'exerce par des actes naturels de ladite intelligence.
Et, dans cette intelligence, elle est normée par le est, est ; non, non. C'est donc selon le sens naturel, obvie, des textes qu'elle adhère à la vérité révélée. Selon le sens commun aurait dit le Père Garrigou-Lagrange qui a consacré tout son premier ouvrage (1909) à montrer que le modernisme s'attaque à l'intelligence de la foi, et par là la vide de sa substance, la détruit plus profondément que par la négation directe.
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