Cher Géronimi, vous écrivez que "Le plus important, c'est la sincérité, la profondeur des sentiments, de l'Amour pour Dieu..."
Certes, pour la Foi d'un fidèle, cela peut s'admettre et c'est d'ailleurs ce que Dieu juge dans le fors interne.
Cela n'est pas tout à fait vrai pour les rites de l'Eglise et pour les sacrements en particulier qui sont les "signes sensibles d'une grâce invisible". Ainsi, poiur que le signe soit réelement sensible, il faut le respect de la matière et de la forme. Pour l'Eucharistie, la matière, c'est le pain et le vin, bien entendu. Ainsi, on ne peut célébrer avec une autre matière même avec la meilleure intention du monde. D'autre part, la forme consiste dans les paroles de la Consécration et toute altération qui enlèverait aux paroles leur véritable sens, quelle que soit l'intention là encore, la rendrait nulle.
Ainsi, le respect du rite et de la forme de la messe est indispensable à sa validité et à la réalité des grâces qu'elle nous transmet.
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