Puisque le droit de l'enfant à naître n'est pas un argument reçu, il faudrait peut-être que les campagnes anti-avortement changent d'angle d'attaque, et partent de la notion de liberté de la femme, que mettent en avant les pro-avortement :
1) Une femme qui perd son enfant involontairement à la suite d'un accident est profondément traumatisée, 2) Beaucoup de femmes qui avortent font une déprime dans les années qui suivent, 3) Même dans les cas (limités) où la loi Weil pouvait thériquement s'appliquer (les cas de grande détresse), les choses ne sont pas si simple : allez dans les prisons côté femmes au moment de la fête des mères, et voyez la souffrance de celles qui se disent : "si je n'avais pas avorté, mon fils aurait tel âge..." 4) ... (on pourrait donner un tas d'autres exemples),
eh bien il faudrait peut-être regarder les choses en face : l'avortement traumatise plus les femmes qu'il ne les libère, et il est en fin de compte une solution de facilité pour la société: il est plus simple et moins onéreux de faire avorter une femme que de la soutenir et de l'aider à élever son enfant... et c'est une fois de plus la femme qui est la victime, puisqu'elle se retrouve seule à porter le poids de l'acte qu'elle a posé. La preuve que le foetus est une personne serait alors à fournir non pas dans la théorie (qui est vraie, mais qu'en face ils ne veulent pas recevoir, on arrive à un dialogue de sourds) mais dans la psychologie de la femme, dans la blessure souvent refoulée que laisse l'avortement.
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