| Auteur : Pierre (217.128.52.xxx) |
| Sujet : Bref, |
| Date : 2002-09-09 21:35:12 |
Si vous servez une messe, je pense que vous n'êtes pas une femme... De plus, servir une messe sans savoir si elle est catholique ou non, ça mériterait une jolie suspension de permis pour célébration oecuménique, mais bon, chez les scouts, ça a l'air de pouvoir se faire. Sinon, malheureusement, je connais suffisamment bien les rites orientaux pour ne pas m'en laisser compter. Une messe en rite oriental célébrée en français, elle ne peut qu'avoir subie la réforme de 1969. Sachez par exemple qu'au Liban, la réforme a commencé seulement au milieu des années 90 à cause de la guerre, mais le vernaculaire... La base est toujours la liturgie de St Jean Chrysostome (ah ! cette liturgie est vraiment magnifique, je conseille, pour les Parisiens, St Julien le Pauvre, ou les Arméniens à la cathédrale Ste Croix), mais si vous trouvez du français dans ces célébrations, chapeau ! A Rome, au Russicum, sans doute là où elle est le mieux chanté, elle l'est, il me semble en slavon. Mais la langue dominante est le grec et l'arabe. Sinon, effectivement, je ne m'amuserais pas à comparer Louis Salleron, Klaus Gamber et Dom Oury (ce dernier n'arrive pas à la ceinture des deux premiers, qui, eux, considèrent, en s'appuyant sur tous les textes, que le rite de 1969 est un rite "fabriqué" n'ayant rien à voir avec celui de 1962, tandis que Dom Oury lui...) Et puis, vous me dites : "se renseigner sur le ritualisme. Mon pauvre ami... si vous saviez mon passé, vous ne diriez pas cela. Mais c'est une semblable méconnaissance qui vous a fait me recommander de lire Cioran il y a quelques jours, non?" Effectivement, je vous conseille de vous renseigner sur la signification de tous les gestes liturgiques, ça pourrait vous être utile. Quant à votre passé, il ne doit pas être très long.... Et, si vous tenez tant que ça à Cioran, je vous offre cette citation fort orthodoxe et sympathique (on se demande pourquoi il ne s'est pas suicidé tout de suite) : "«La Création fut le premier acte de sabordage»" ou encore "Nous avons perdu en naissant autant que nous perdrons en mourant. Tout." (c'est chouette, non ?) Ou encore celle-là : "«N’être pas né, rien que d’y songer, quel bonheur, quelle liberté, quel espace" (De l’inconvénient d’être né, 1973.) Pierre |
|