Ça n’est pas en rejetant notre prochain, quelques soient ses idées ou sa religion, que nous pouvons parler de partage, de charité, de miséricorde… c’est en lui tendant les bras, inlassablement, avec un cœur toujours fidèle à l’amour.
C’est le cœur même de l’œcuménisme.
Jean Paul II a toujours fait ainsi, aller vers l’autre, même s’il était différent de lui.
Il est un grand saint.
Lorsque nous connaissons DIEU, intimement, réellement, par une vie intérieure riche et profonde, que nous Le laissons agir en nous, Il vit en nous, Il nous apprend à aimer par-dessus tout.
Refuser de tendre ses bras et son cœur à son prochain, lui tourner le dos, c’est lui faire la tête, c’est bouder… c’est un refus à l’amour, c’est tout simplement de l’orgueil. C’est se refuser à l’amour, c’est l’empêcher de grandir et s’épanouir en nous. C’est ne pas se connaître, c’est se faire souffrir, c’est fermer son cœur au lieu d’y laisser entrer DIEU, sentir et laisser agir son amour à ne plus pouvoir le contenir. C’est la maturité de la foi.
Je ne dis pas cela par colère, non, mon cœur est aussi doux que l’agneau qui y est entré, en douceur, et que je laisse agir à son bon gré. Celui qui vit cela, par la grâce que DIEU lui offre, seulement lui peut le comprendre, parce qu’il le vit. Ça c’est la vraie humilité, car c’est laisser DIEU agir en tout, c’est s’abandonner à son dessein en nous, c'est savoir et comprendre que nous sommes libres et non emprisonnés à nous refuser d'aimer.
Que nos cœurs de pierre deviennent des cœurs de chair afin qu’ils aiment comme DIEU nous aime et nous demande d’aimer.
Fraternellement
votre soeur Véronique
|