les néo-libéraux et néo-modernistes : de cela je ne suis pas surpris.
Americatho annonçait déjà l'élection de Mgr Kicanas comme très improbable car l'homme est trop éloigné de la ligne centrale de l'USCCB ce qui est une évidence pour tout observateur même peu averti.
Il y a des usages qui sautent même dans les conférences épiscopales : ainsi on disait qu'il était difficile à l'Ordinaire de Paris de devenir président et pourtant c'est bien ce qui est arrivé.
A l'ère d'Obama, premier président noir, un sénateur élu à la Maison Blanche ce qui n'est pas le plus courant, l'USCCB innove... à son tour.
Tant mieux. Le choix du vice-président avait été un équilibrage de l'accession du cardinal George, rien de plus on le voit.
Quant au changement de ligne directrice de la conférence américaine, il ne date pas d'hier ni même de 3 ans comme je l'ai écrit. Quand on a suivi les débats liturgiques en son sein, on l'a constaté depuis pas mal de temps : rappelons que l'ICEL a été purgé, que Bishop Trautman a été défait, que la pression pour empêcher les "wreckovations" est croissante, que la bronca épiscopale contre la dérive des universités dites catholiques a atteint un pic avec l'affaire Notre-Dame etc.
Le cardinal George n'a pas été élu par hasard. Mgr Dolan est du même "club" : le véritable séisme eût été l'élection d'un libéral comme Mgr Kicanas et une grosse majorité (si on ajoute les voix qui se sont portées sur Mgr Chaput, l'anti-Kicanas) n'a pas voulu cela. Ouf.
Je comprends très bien que les media libéraux et les blogs des catholiques libéraux américains soient tristes mais ne leur en déplaise, le vote intervenu est parfaitement logique. |