Pas la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, ni non plus le Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens
L'Eglise catholique estime toutefois qu'on ne peut pas encore parler d'un consensus de nature à éliminer toute différence, entre catholiques et luthériens, dans la compréhension de la justification. La Déclaration commune fait elle-même allusion à quelques-unes de ces différences. En fait, sur certains points les positions sont encore divergentes. Par conséquent, en partant de l'accord déjà réalisé sur de nombreux aspects, l'Eglise catholique veut contribuer au dépassement des divergences qui subsistent encore en présentant, ci-après, une liste de points, par ordre d'importance, qui sur ce thème empêchent encore une entente sur toutes les vérités fondamentales entre l'Eglise catholique et la Fédération luthérienne mondiale.
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Quant à la phrase finale du n° 24 : "le don divin de la grâce demeure, dans la justification, indépendant de la coopération humaine", elle doit être comprise dans le sens que les dons de grâce de Dieu ne dépendent pas des œuvres de l'homme, mais non dans le sens que la justification puisse se faire sans la coopération de l'homme.
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Le haut degré d'accord réalisé ne permet pas encore d'affirmer que toutes les différences qui séparent les catholiques et les luthériens sur la doctrine de la justification, sont de simples questions d'accentuation ou de langage. Certaines d'entre elles portent sur des aspects de contenu et ne sont donc pas toutes réciproquement compatibles, contrairement à ce qui est affirmé au n° 40.
Cette Note, qui constitue la Réponse catholique officielle au texte de la Déclaration commune, a été élaborée de commun accord par la Congrégation pour la Doctrine de la foi et le Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, et est souscrite par le Président de ce Conseil pontifical, directement chargé du dialogue œcuménique.
Là.
Cordialement
Meneau