C'était l'avis d'un liturgiste qui était explicitement sollicité. Donc Archange a répondu rubriques.
Certes, et je ne conteste nullement les compétences techniques d'Archange, dont les réponses sont, au demeurant, remarquablement précises!
Peut-être avez vous trop vécu les improvisations liturgiques de votre paroisse, dont l'équipe d'animateurs est sûrement à même de vous expliquer l'âââââme de chaque innovation et le sens mystagogique caché derrière chaque abus liturgique ? Vous les connaissez et vous êtes prêt à les copier ?
Précisément non!
J'ai même en sainte horreur la sale manie introduite par l'esprit du concile de vouloir à tout prix apporter sa petite touche personnelle en se refusant finalement à respecter la liturgie... c'est d'ailleurs un détail révélateur de l'état d'esprit du célébrant!
Non, vu comment les questions étaient posées - "serait-ce un bricolage liturgique de...", "les liturgistes considèrent-ils comme un abus de.." - je trouve la réponse d'Archange appropriée : question technique, réponse technique.
Je vous le concède... mais une réponse technique doit-elle être donnée froidement?
prenons un exemple:
Niet ! Ou bien la messe est chantée, et alors, les prières au bas de l'autel sont récités pendant qu'on chante l'Introït, ou bien si la messe est basse, le prêtre arrive à l'autel, dispose le calice, ouvre le missel, descend, récité les prières, remonte à l'autel, et va lire l'Introït.
Soit... mais pourquoi asséner la règle sans la moindre parcelle d'explication?
Pour quelle raison ne peut-il y avoir aucun mélange entre messe basse et messe chantée? Il y en a probablement de bonnes... mais peut-être pas!
Cette affichage rigide et froid, presque islamique, n'est pas à l'image de notre religion!
Il en va de la liturgie comme de la morale:
A la morale négative (fait pas ci, fait pas ça, ceci est interdit, cela est prohibé...), préférons la morale positive (fait ceci comme cela pour honorer Dieu, ton prochain, toi-même...)
Et personnellement, si je n'aime pas voir changer systématiquement la liturgie, je l'apprécie d'autant mieux lorsque je sais la raison de chaque détail...
Enfin, en 2000 ans, la liturgie n'a cessé d'évoluer, sans pour autant perdre son esprit traditionnel... pourquoi devrait-on tout figer en 1962?