plus que "ratzingériens" (au sens d'avant 2005).
Il est évident que le choix du cardinal Ouellet plutôt que celui du cardinal Pell, initialement pressenti, était un pas en arrière. Tout en étant un très timide pas en avant par rapport à l'ancien titulaire de ce dicastère.
Quant à Mgr Léonard, depuis qu'il est à Malines-Bruxelles, il semble revenu de nombreuses années en arrière et multiplie les signes d'allégeance ou d'apaisement envers l'establishment catholique libéral. Mais pour ce qui le concerne, il faut bien constater que la déliquescente Belgique a une Église en décomposition avancée, un lourd passif dont le cardinal Danneels n'est qu'un des nombreux responsables.
Pour reconstruire, si l'on en a la volonté, encore faut-il avoir quelques "matériaux" : tant au Canada francophone qu'en future ex-Belgique, on en manque cruellement.
Nous parlons dans les 2 cas de catholicités fort mal en point et exsangues.
Sur la règle non écrite, je n'ai pas d'étude précise pour savoir si elle ne souffre aucune exception. Sachant qu'un pape peut toujours créer un précédent, spécialement en matière de création de cardinaux. Trois papes depuis Pie XII ont innové dans ce domaine.
En sens inverse, on relèvera le conservatisme des précédents consistoires de Benoît XVI qui a choisi des prélats "wojtyliens" peu marqués dans l'ensemble. On peut escompter que Mgr Ranjith accède enfin à cette responsabilité ce qui ferait un "ratzingérien" parmi les nouveaux cardinaux. Au moins un ... |