le missel de 1965 n'a pas subi ses fourches. Une certaine diversité a existé, certes, par la force des choses, tout finit par s'uniformiser, mais il serait intéressant de noter que les mouvements traditionalistes ne sont pas toujours tombés dans le piège de leurs adversaires. Quant à Mgr de Castro Mayer, il ne prohibait pas la nouvelle messe, alors que clairement il préférait l'ancienne qui fut maintenue dans tout le diocèse de Campos. Je peine à trouver des prélats usant du NOM, mais libéralisant dans tout le diocèse le VOM...
Pour les rites néo-gallicans, je suis effectivement au courant de l'identité de l'ordinaire (quoique... si l'on prend le rite lyonnais, il y a quelques prières différentes en plus du propre: confiteor différent, existence d'autres usages...). Mais, pour le simple fidèle, il n'y avait pas de différences. Au passage, les messes selon le rite de 1965 passeront pour des messes tridentines aux yeux de la plupart des fidèles et même de la hiérarchie, alors que pour les tradis pur jus, il y déjà des changements. D'autre part, par rapport aux ordres religieux, le rite chartreux contient, par exemple, un offertoire limité. Dans tous les cas, le canon romain est certes bien présent. Mais je pense que l'uniformité est nuisible est qu'elle a frayé la voie aux destructions du XXème siècle. Comme le disait si justement Gustave Thibon, ce qui pourrit durcit d'abord... A méditer, notamment quand on examine les supposées vertus de la période dite pré concilaire.
La vraie question est plutôt de savoir quel est l'esprit qui anime tout cela. S'il est catholique, animé par la Foi, il n'y a rien à craindre.
Si un jour, l'unité devait être restaurée, ce ne sera certainement pas un retour à la case années 50. Ce sera forcément une situation nouvelle qui, certainement, nous échappe encore. |