Pour ma part, je ne m'offusque pas de ce discours. Les prêtres de ce blog ont été titillés par le propos de l'abbé de Cacqueray. C'est, somme toute, compréhensible, on dit au plus grand nombre de fidèles traditionalistes de ne pas fréquenter leur messe. Mais, après tout, le débat est ouvert et l'abbé de Cacqueray ne fait pas l'objet d'un culte, pas plus que Benoît XVI.
Mais ces fidèles attachés à la Fraternité Saint-Pie X ont encore quelques neurones, rassurez-vous, et ils ont une raison pour comprendre les raisons du supérieur du district de France. Pour ma part, je ne vois pas pourquoi je n'appliquerais pas ces conseils logiques. Cette crise est liturgique. Elle est aussi doctrinale. Le chanoine Escher, dans sa récente conférence expliquait qu'il n'aurait jamais pu rejoindre Gricigliano.
Un des responsables d'une communauté ED m'a lui-même expliqué qu'il avait besoin du langage clair de la FSSPX pour continuer, que sans son combat doctrinal, le sort de sa communauté en était fait. C'est pourquoi, plus que jamais, j'applique ce que j'ai affirmé il y a quatre ans dans ce
post. Que certains prêtres des communautés ED expliquent que, d'une certaine manière, ils font bien de leur côté, que vu sous un certain angle, ils essayent tant bien que mal de défendre la doctrine, sans doute.
Pour ma part, je considère que l'aiguillon de l'Eglise (expression du cardinal Ranjith) a besoin d'un soutien sans faille. Je suis par conséquent l'avis de l'abbé Schaeffer qui envoie ses séminaristes à Ecône. Il faut conforter, dit-il, le mouvement doctrinal le plus efficace et le plus cohérent. On pourra trouver toutes les subtilités théologiques pour menacer de schisme et d'hérésie. Rien ne changera les faits.