au Brésil n'est pas de permettre l'avortement dans des cas extrêmes,
il est déjà autorisé, mais d'étendre cette autorisation aux cas de confort. Donc votre troisième paragraphe est complètement en décalage avec la réalité législative. Par ailleurs, votre référence aux années 70 me semble douteuse, puisque l'avortement pour sauver la vie de la mère est permis en France depuis le décret du 11 mai 1955, et même, dans les faits, toléré avant (voir le Corbeau de Clouzot, 1943)
Si des gens "ne le comprennent pas", et ils sont nombreux, cet évêque pourrait faire, comme Benoît XVI vient d'en donner l'exemple, une lettre d'explication.
Surtout que parmi les gens qui ne comprennent pas, il y a des évêques, qui, allez savoir, ont peut être aussi cette "grâce d'état".
Ainsi, Mgr Yves Patenôtre, au nom de la Mission de France : "Mais comment se peut-il que devant un tel drame, l’Église se soit manifestée pour juger et condamner plutôt que pour entrer en compassion et reconduire vers la vie ? Comment faire fi de la pratique pastorale traditionnelle de l’Eglise catholique qui est d’écouter les personnes en difficulté, de les accompagner et, en matière morale, de tenir compte du « moindre mal », en particulier dans les situations dramatiques et les cas extrêmes.
Quand on invoque la « loi de Dieu », comment oublier la tendresse de Jésus : « soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » ? Cette décision abrupte d’excommunier est inacceptable. Elle ne tient compte ni du drame vécu, ni du danger physique et moral encouru par cette enfant. (...) Nous le disons fermement à tous ceux qui sont troublés, nous ne nous reconnaissons pas dans cette mesure et nous demandons qu’elle soit levée le plus vite possible." (
lien)
Certes, ce n'est qu'un évêque de France. Mais après tout, le protestantisme a moins progresssé en France qu'au Brésil depuis 1985.
C'est mon dernier message sur ce douloureux sujet.