- parce que l'évêque s'est très impliqué personnellement dans l'affaire et auprès de la famille.
- parce que la vie de l'enfant à naitre est toujours sacrée, qu'elle soit issu d'un couple modèle, malade ou bien portante, le fruit non désiré d'une relation banale ou d'un viol abominable. Il n'y a pas de distinction.
- mais s'il avait utilisé comme exemple un cas banal d'avortement de "confort", il donnait un contre-exemple que les ennemis de l'Eglise et de la vie, dans le contexte brésilien et sud-américain en général se seraient empressés d'intrumentaliser en disant que dans des cas extrèmes, alors l'avortement est moins condamnable, ou pas du tout. Comme le dit Etienne dans l'autre fil, c'est l'un des pièges qui ont contribué à relativiser le message de l'Eglise chez nous dans les années soixante-dix, piège dans lequel les clercs ne sont pas exempts de responsabilité par leur silence ou leur relativisme quant au caractère abominable de tout avortement, quelle que soit la situation. Cet évêque a eu le courage de prendre les siennes, en parfaite cohérence avec l'enseignement de l'Eglise. Il est révélateur, dans l'optique de ce que disait Meneau du "relativisme tradi qui conduit à l'hérésie moderniste" que même des catholiques pourtant habituellement fidèles à la doctrine de l'Eglise le lui reprochent ou ne le comprenne pas.
- l'Ecriture nous enseigne aussi qu'il faut prêcher à temps et à contre-temps, sans avoir peur du Monde. A contre-temps, à contre sens du sens du Monde, le message est aussi beaucoup plus percutant et partant exemplaire. Là aussi, les ennemis de la vie et de l'Eglise ne s'y trompent pas, qui montent en vociférant au créneau. Si l'évêque avait confirmé la condamnation d'un avortement "de confort" de quelque riche dépravée, ce serait passé inaperçue, ou bien la gauche avorteuse aurait même applaudi! Ce n'était pas le but, et cela aurait même été contre-productif.
- oui, il est nécessaire de rappeler la parole de l'Eglise précisément dans les cas les plus dramatiques entre tous. Autrement elle se résoudrait à un tout le monde il est beau tout le monde il est gentil et tout va pour le mieux... on voit ce que ça donne chez nous.
- enfin, si l'évêque a pris un risque (mon Dieu! Un évêque qui prend des risques! Il est vrai que nous n'y sommes plus guère habitués!), il l'a fait avec l'autorité qui n'appartient qu'à lui, et les grâce d'état qui accompagnent l'exercice de cette autorité. M. l'abbé Roseau s'étonnait à juste titre de l'attitude syndicaliste de certains fidèles qui en disputent comme s'il s'agissait de savoir si oui ou non il fallait financer la nouvelle machine à café du coin déjeûné.
Au garde à vous devant les clercs qui sont implacables? Non. Devant ceux qui sont impeccables. Cet évêque l'a été en la matière, et sûrement pas implacable, bien au contraire! Mais peut-être n'avez vous pas pris connaissance des dernières informations sur cette affaire?
Au reste, eût-il été seulement implacable que dans la mesure où il a raison en disant ce que dit l'Eglise, oui, il faut se soumettre. Ou bien se construire sa petite religion de confort, faite de bric et de broc, d'un peu de catholicisme aussi, mais qui n'est plus tout à fait la religion de l'Eglise.
Notez encore (ter!) que "la petite fille déjà plongée dans la plus absolue détresse" n'a nullement été "mise à l'index", et même bien au contraire!
Enfin, puisque comme tous vous avez accès d'un clic au Magistère, prenez en mieux connaissance et il sera moins nécessaire de le rappeler. Ou bien, si comme on le sent poindre, ce sont les manières qu'ont d'autres liseurs d'intervenir ici qui diffèrent de ce que vous souhaiteriez... ma foi, prenez en votre parti, je doute qu'elles changent, surtout s'il s'agit de rappeler ce que dit l'Eglise.
Bien à vous.
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