L'intérêt est condamné parce que l'argent est stérile.
En quoi ?
...on sait parfaitement que l'argent ne fait pas de petits.
Il lui est donc impossible de se reproduire pour résorber le service de la dette à intérêts.
Quand vous louez quelque chose, il est normal de le rendre après utilisation, moyennant une commission. C'est pareil pour les banques.
Il faut distinguer les biens réels et ce qui n'est que l'instrument d'échange de ces biens réels.
On paie un loyer pour l'usage de biens réels.
Mais si on en vient à payer pour le moyen de paiement qui est incapable de produire du fruit en soi, les remboursements finissent inéluctablement par absorber la masse monétaire en circulation.
C'est normal, étant donné qu'on accorde à beaucoup de personnes des crédits, la massse monétaire s'accroit, rien de bien problèmatique là-dedans, c'est la croissance normale de l'économie.
Même sans nouveaux emprunteurs, la masse monétaire est condamnée à croître du seul fait de la capitalisation nécessaire des intérêts qui ne peuvent être remboursés puisqu'ils ne sont jamais créés. N'avez-vous par exemple jamais constaté que la dette publique française s'accroît chaque année approximativement du montant des intérêts ? Même en doublant l'impôt sur le revenu pour arrêter sa croissance, la dette cumulée serait toujours à rembourser sans espoir d'en sortir.
Prétendez-vous toujours que la croissance de l'endettement à intérêts engendre une saine croissance économique ?
J'espère vraiment que vous n'avez pas de crédit en cours, ou que vous n'en aurez pas besoin, vous allez mettre votre âme en danger à emprunter de l'argent.
C'est effectivement l'imprudence des emprunteurs.
Pourquoi croyez-vous que les banques ont fait ces dernières années une promotion éhontée du crédit hypothécaire, tout en sachant que les débiteurs deviennent insolvables dès qu'elles restreignent la création monétaire ?
Non, il ne vous vend pas du vent, sinon vous ne pourriez pas acheter le bien qui vous fait défaut.
La monnaie ex nihilo vient du néant et y retourne tôt ou tard. Le système bancaire vend donc le néant. C'est le vice d'usure porté à son comble.
P.S. Même si nous sommes englués dans ce système dont nous profitons pour l'instant, mais plus pour longtemps, ne vous sentez toutefois pas obligé de le justifier avec raccourcis et railleries contre la DSE.