Vous (M. JL d'André) avez raison sur la décision de ne pas prononcer de définitions dogmatiques dans le cadre de Vatican II. Ce serait aller un peu vite en besogne que d'en déduire que l'on pourrait jeter tout Vatican II aux poubelles, alors que les textes majeurs de ce concile ont été promulgués et enseignés par les papes.
Avez-vous vraiment besoin, lorsque vous participez à un débat, d'accuser de malhonnêteté la démarche de votre interlocuteur, en l'accusant faussement de "caricaturer la position de l'Eglise pour la ridiculiser" ? En l'occurrence, vous faites un procès d'intention ("caricaturer... pour...") qui n'est pas fondé car je cherche au contraire à défendre l'Eglise, dont vous condamnez l'enseignement. Et où serait la caricature ? Je vous demandais de m'indiquer les conclusions pratiques que vous tiriez de cette volonté d'utiliser la force publique pour réprimer l'expression non catholique.
Vous m'avez d'ailleurs partiellement répondu en indiquant qu'il ne fallait pas "les réprimer lorsque leur répression est susceptible de troubler l'ordre public (ce qui est d'ailleurs souvent le cas dans nos sociétés divisées de croyance)". Voilà qui est sage et qui, soit dit en passant, réduit pratiquement à néant la portée pratique de la règle en question pour notre temps.
Mais la question de fond reste entière : faudrait-il s'abstenir de réprimer uniquement en raison du risque de troubles, parce que le contexte n'est pas actuellement favorable ? En songeant qu'ils ne perdent rien pour attendre ? Cela ne me paraît pas très catholique.
En fait, mon interrogation porte plutôt sur la supposée infaillibilité de la phrase de Quanta Cura que vous citez. Et sur la nature des "violations de la loi catholique" qu'il conviendrait de faire réprimer par la force publique. Et sur les sources néotestamentaires de cette doctrine... Sur ces points, comme sur d'autres, vous n'avez pas apporté de réponse.
|