Le fondement de la liberté religieuse selon Quanta Cura est qu'il est considéré que la vérité a des droits que l'erreur n'a pas. C'est bien ça ?
En l'occurrence, l'erreur n'a pas le droit à la publicité (au sens premier).
Parallèlement, tout le monde ne s'accorde pas sur le contenu de la vérité. Par conséquent, si l'on fait premier ce principe de l'interdiction de la publicité de l'erreur, on prend le risque d'autoriser un état à interdire la publicité de ce qu'il considère comme une erreur, alors qu'il s'agit d'une vérité.
Comme illustration, l'interdiction dans un pays musulman du culte catholique public est une application de ce principe premier de l'interdiction de la publicité de l'erreur, parce que le catholicisme est considéré par eux comme une erreur.
Idéalement, on devrait donc interdire la publicité de l'erreur, mais l'homme étant faillible, ce principe ne comporte-t-il pas plus de risques de voir la vérité interdite que de la voir sauvegardée de l'erreur ?
Finalement, les systèmes totalitaires à parti unique ne sont-ils pas l'application même du principe de l'interdiction de la publicité de « l'erreur » ?
Enfin, à quoi correspond exactement la définition de « culte public » par rapport à un « culte privé » ? Aller à la messe dans un temple protestant ou se rendre à la mosquée est-il une manifestation publique (car tout le monde peut voir les gens se rendre sur le lieu de culte) ou privée (car le lieu de culte est clos et le culte visible seulement pour ceux qui s'y rendent) ?
Thomas |