...et même saint Vincent, dans son récit, va plus loin en comparant cette pauvre musulmane à... Caïphe et à l'ânesse de Balaam, ce qui semble signifier qu'en dépit de sa propre admiration pour le Dieu des chrétiens, elle ne devint pas chrétienne elle-même.
Mais nul doute que saint Vincent et son converti continuèrent à prier pour celle qui fut si efficacement l'instrument de la grâce divine en cette circonstance !
Je pensais aussi à Bob Denard en reproduisant cette histoire, chère Gentiloup. Dieu, dans son jugement, aura tenu compte des prières que nous Lui adressons tout au long de notre vie (et même depuis le purgatoire, semble-t-il) pour le salut de nos frères.
Par ailleurs, ce qui est remarquable chez tous ces saints, c'est la puissance de séduction qu'ils peuvent exercer sur ceux qui les entourent. Prononcée par un saint Jean-François Regis, par exemple, une simple phrase suffit à convertir tour à tour deux protestantes convaincues qui avaient résisté jusque-là à toutes les prédications qu'on avait pu leur faire. Ce ne sont pas les paroles en elles-mêmes : de bons prêtres ont utilisé les sermons du curé d'Ars sans parvenir à convertir leur paroisse comme lui. C'est proprement le miracle de la sainteté. La vraie révolution, dans l'Eglise et dans le monde, elle vient toujours de là.
V.
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