... le bien-fondé des repentances (personne ne nie les fautes commises par les hommes d'Eglise), sans même contester le caractère grave des fautes commises (nous en payons, malheureusement les conséquences), on peut néanmoins s'interroger sur l'oppurtunité de la démarche, surtout à une époque où l'Eglise est objectivement en position de faiblesse.
C'est un peu comme le procès de Riom mené sous Vichy à l'encontre des personnages de la III ème République. En effet, le procès fut ajourné: est-il judicieux de se livrer à ce genre de règlements de compte sous l'oeuil de l'ennemi ?
A une époque où l'Eglise n'a guère d'influence et subi en son propre sein une crise grave, cela valait-il la peine de se lancer dans une opération coûteuse ? Le danger est de décourager ce qui reste de fidèle à l'Eglise romaine et qui se donnent du mal.
Nos hommes d'Eglise s'en rendent-ils compte ? Ce n'est pas un progressiste qui parle, mais je constate que certains sont coupés de la réalité et se croient dans un état idyllique.