Allons, Athanasios, vous n'avez toujours pas compris ? un concile est dogmatique pas parce qu'il énonce ou reformule des dogmes, mais parce qu'il prononce des anathèmes !
je blague. Mais pas tant que ça.
Cela dit, l'idée que défend EA me paraît relever d'une conception fausse de la tradition et du développement dogmatique : car l'Eglise ne proclame jamais de "nouveaux" dogmes : elle ne fait que redire sous des formes sans cesse mouvantes la même chose depuis 2000 ans. La transsubstantiation n'a pas commencé au XVIème siècle, la Vierge Marie n'est pas "devenue" l'immaculée conception en 1854 : l'Eglise, même si elle ne l'avait jamais affirmé, l'avait toujours cru. Seulement la question ne s'était jamais posée. Il ne s'agit pas de proclamer des nouveaux dogmes, mais d'approfondir une foi qui reste identique dans le fond !
Le concile de Trente a défini des choses : il n'a rien inventé. Le concile Vatican I n'a pas inventé l'infaillibilité du pape : il l'a constatée; le concile Vatican II, sans définir de nouvelle "vérité à croire", a quand même donné, dans ses constitutions dogmatiques, un enseignement qui me parait particulièrement digne d'intérêt, autant pour les intégristes que pour les modernistes.
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