A ce point l'unanimité, que Dignitatis Humanae reçut 250 "non placet" lorsqu'elle fut présentée au vote la première fois.
Pourtant, Paul VI n'avait pas caché son désir tout particulier de voir ce texte adopté...Il se heurtait là à une résistance inattendue, mais le texte était une telle contradiction flagrante avec la doctrine immuable depuis des siècles, que ça ne passait pas.
Alors, qu'à cela ne tienne; Paul VI reprend son texte, et ajoute en tête de celui-ci: "La déclaration suivante ne contient rien qui soit contraire à la Tradition." (Dignitatis..., n°1, in fine). Et SANS CHANGER UNE LIGNE DE CE MEME TEXTE, il le fait repasser au vote. Simplement en foi de cette garantie, que du reste tout le texte contredit d'une façon hurlante, les "non placet" tombent alors à 70... Alors que c'est ce texte à la lettre près, qui était rejeté pour contradiction flagrante avec la Tradition 15 jours plus tôt!!!...
Mgr Lefebvre a appelé ce genre de procédés du brigandage... Et je ne vois pas comment on peut l'appeler autrement...
Quand à cette histoire de nature pastorale de la déclaration, pardon, mais la ficelle est un peu grosse... Comme le soulignait encore Mgr Lefebvre, ils ont voulu un Concile "pastoral", pour pouvoir se permettre n'importe quoi, qu'un Concile dogmatique n'eût pas permis si aisément; mais une fois les déclarations "pastorales" en vigueur, ils veulent leur attribuer une autorité dogmatique, auquel l'assentiment et la soumission sont d'obligation! Le beurre et l'argent du beurre, quoi... C'te blague...
Quant aux "références qui abondent dans l'autre sens",... c'est une plaisanterie?
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