Il est comme vous le dites bien difficile d'être sauvé. Nous savons même que cela nous est impossible ; mais que ce ne l'est pas à Dieu.
Pour les religions non-catholiques, il est certain que nier les différences, les erreurs ou les lacunes des autres n'est pas la bonne solution. Une vraie charité cherche la conversion du prochain, pour qu'il ait la plénitude de la Foi et des sacrements.
Pour le protestantisme, il reste qu'avant d'être une hérésie il contient une part importante de la Foi dans le Christ. Certes il contient des erreurs, diverses selon les branches prostestantes, et il faut lutter contre leur propagation dans l'Église catholique et tenter de convaincre nos frères égarés de ce que nous tenons de notre sainte mère l'Église, mais il me semble qu'on ne peut pas présenter le protestantisme comme avant tout une hérésie. Si c'est une déviance de la doctrine, la base en reste la Foi dans le Christ et ce n'est qu'en second lieu qu'on peut affirmer que la doctrine n'est pas totalement conforme à cette Foi, et, tout simplement, à la Vérité. Comprenons-nous : je ne défends pas l'erreur, mais il ne faut pas arracher le bon grain avec l'ivraie.
Il nous revient de conduire nos frères séparés vers la Verité toute entière (alors que nous ne la possédons pas et la connaissons si mal, miracle de nos mains vides) et cela passe, pour ce qui est de l'action humaine, par le dialogue dit oecuménique. Celui-ci n'a évidemment aucun sens s'il est pensé comme un sordide marchandage, pour trouver un juste milieu. Non, il s'agit bel et bien d'aller vers la Vérité qui ne peut contredire les dogmes catholiques. Du reste nos dogmes ne font que cerner de très loin la profondeur du mystère divin.
Dans le Christ, |