mais il y a un problème dans votre raisonnement, je crois...
L'ordo de 62, le grégorien, le catéchisme traditionnel, les scholas, etc...bref, toutes ces belles manifestations de notre "traditionalisme" ne peuvent être vécues que parce qu'elles ont été défendues coûte que coûte et parfois dans la violence, toujours dans l'adversité.
Voyez-vous, depuis que j'interviens modestement et sans prétention sur ce forum, je remarque une chose : il semble que l'on assiste à la naissance d'une nouvelle génération de fidèles Ecclesia Dei qui pensent que l'on peut vivre la messe traditionnelle et les sacrements, et la doctrine droite et vraie le plus sereinement du monde dans l'Eglise, aujourd'hui. Je crois que c'est une vue de l'esprit. Avant 1988, le fait d'être suspect de "tradition" équivalait de suite à la marginalisation ou l'exclusion de toute structure diocésaine et plus généralement ecclésiale ( cf : Port-Marly). Bien sûr, il y a eu ensuite le motu proprio, et les évêques sont bien forcés, bon gré mal gré, ça et là, de tolérer des liturgies et des communautés pour lesquelles ils n'ont aucune sympathie - ce n'est pas calomnier que de le dire ; c'est publiquement constatable -. Or, ledit motu proprio n'a été obtenu que par l'acte que l'on sait, c'est-à-dire les sacres, qui profitent finalement et quoiqu'on en dise, autant aux "St Pierre" qu'aux "St Pie X".
Le calme, la belle unité, la sérénité, la confiance, etc... me semblent bien illusoires. |