en allant à la pêche aux vérités dans les documents officiels, on finit par en trouver, en effet, quelques unes,
si l'on trie un peu...
et pratique une grille de lecture IMPLICITE mais cependant nécessaire.
Cependant tout le drame est là! Et la démission de l'Autorité tient de ce qu'elle ne formule pas clairement cet implicite face à un autre implicite qui lui, est devenu universel et arrogant, dont elle joue elle-même : le naturalisme et l'absolutisation de l'Homme (précisément une lecture possible, aussi, de cette déclaration de Jean-Paul II).
Derrière ce "on ne tue pas au nom de Dieu", par exemple, il est possbile - encore une fois dans notre contexte, cette interprétation est la plus explicite - d'entendre une affirmation claire d'un naturalisme généralisé, qui ne permet plus de comprendre, sinon par l'allégorie, par exemple, le sacrifice d'Abraham... et autres "folies" que le Foi suppose (supposait). L'Homme est le terme ultime de la religion, et, moyennant l'inversion du couple vie-mort (tuer au nom de Dieu ou diviniser l'Homme au nom de "l'Image de Dieu" qu'il est a priori, c'est un peu le même travers finalement), il peut ressortir de ce document qu'il faut entendre exactement le contraire du "péché" fondamentaliste qu'il dénonce: Dieu est au service de l'homme!
Sans cet axiome-là (on ne peut parler de dogme bien sûr!) qu'est-ce qui pourrait justifier une démarche du pape catholique auprès des religions des idôles...?
Il y a une alternative catholique cependant à ce malheureux axiome afin d'atteindre à l'établissement de la Paix en ce monde, alternative que l'Eglise a enseigné depuis la Pentecôte croyant en cela au pouvoir efficient de Jésus-Christ par sa mort et sa résurrection : le Règne EXPLICITE de Jésus-Christ par sa grâce, non seulement dans l'ordre surnaturel, mais aussi dans l'ordre naturel. Pas un mot de cela dans ce texte...
Au lieu de cela le Cal Kasper rappelle au contraire que "La prière, qui est l'expression la plus haute de toute religion doit rester formulée selon la SPECIFICITE DE LA FOI DE CHACUNE, et
non pas en cherchant des réductions qui la dénatureraient" !!!!
On appréciera tout particulièrement la saveur des mots, qui visent à ne pas laisser tomber...dans "le syncrétisme".
Et puis, cet Assise-là est le deuxième épisode (voire le troisième): pour interpréter, cette fois-ci, il y a non seulement les mots...
Un voeu pieux:
Je voudrais, personnellement, que le Pape m'aide à le défendre, tous les jours, contre Monsieur Tout-le-monde, qui croit avec enthousiasme que l'Eglise catholique, enfin, prêche le subjectivisme religieux qui donne raison, en fin de compte, à la conviction personnelle (la sienne, la mienne, la vôtre) et non à la Révélation objective de Dieu.
In Christo
Bertrand Décaillet