...sans prétention de ma part.
1°) On retrouve le lancinant texte du concile à la mode "Oui, mais..." Paul VI se montre favorable, dès la sortie du NOM, à l'usage des langues vernaculaires : "diversité des langues" et "prière unique". Le grégorien et la langue latine en général sont déjà abandonnés, dans l'esprit du pape -si les mots ont un sens-. De même, il est fait référence à la Liturgie comme signe d'unité, en rapport à la constitution de St Pie V, mais aussitôt, le pape rappelle les aménagements et adaptations possibles...on connaît la suite....
2°)Dans la phrase finale, il est expressément demandé que cette nouvelle constitution apostolique soit considérée comme ferme et efficace, nonobstant les constitutions ou dispositions antérieures....ce qui n'indique pas du tout que celles-ci soient dénoncées, ou pire, interdites ! Il est clair plutôt que le pape émet un désir : que le NOM soit reçu par tous les catholiques ; mais aucune interdiction n'est précisément et visiblement prononcée...et pour cause :
3°) La constitution apostolique Missale Romanum de St Pie V avait une valeur au moins égale à celle de Paul VI, mais le saint pape avait pris le soin d'engager le pouvoir de sa fonction à un niveau bien supérieur en l'accompagnant de la bulle "Quo Primum", garantissant l'indult perpétuel....
Visiblement, l'autorité pontificale de Paul VI est ici engagée à un niveau bien moindre. En fait, c'est surtout dans les décrets d'application qu'il faut chercher ; je rejoins là-dessus "30 deniers"...La chasse à l'homme va tout de suite s'organiser pour interdire " de fait" l'ancienne messe. Seuls les prêtres âgés et "inadaptables" garderont le droit de célébrer selon le rit traditionnel, et encore, "sine populo"...