Bonjour à Luc Perrin,
Sans qu'il s'agisse pour moi d'attribuer à d'autres un raisonnement que je ne leur laisse pas le temps de tenir, j'ai déjà fréquemment remarqué, et vous aussi sans doute, que les mêmes
- qui supportent, sans rien dire ou presque, telle ou telle critique du Pape, dès lors qu'elle émane d'un évêque ou d'un théologien qui est resté dans l'Eglise, dans l'acception juridique du terme, bien souvent dans le but et dans l'espoir de la subvertir depuis l'intérieur,
- n'ont pas de mots assez durs pour fustiger l'auteur de telle ou telle critique du Pape, si cet auteur a le malheur de faire partie ou d'être proche de ceux qui ne sont pas restés dans l'Eglise, dans la même acception de ce terme, mais qui en combattent ou en dénoncent les errements ou les manquements, à visage découvert, depuis l'extérieur.
J'ai déjà remarqué, en particulier, que les catholiques "modernisateurs", ceux qui considèrent que l'Eglise, au Concile, a réussi à se moderniser, tout en résistant, n'est-ce-pas, au modernisme, n'opposent presque jamais rien aux catholiques "humanitaristes", sauf une fois que Rome a parlé ou agi, et que la cause est enfin entendue, un peu comme si
- un catholique traditionaliste, prédisant sans grand mal et souhaitant sans grand tort, avant 1995, la future révocation de Mgr GAILLOT, avait eu "tort" d'avoir raison trop tôt et d'être "intolérant" ou "intransigeant" jusqu'à l'injustice ;
- un Souverain pontife, se décidant enfin à sévir, en 1995, avait eu "raison" d'avoir agi si tardivement, et d'avoir pris une telle décision, après tant de "patience" et de "prudence", afin que nul ne puisse dire qu'elle était totalement "infondée" ou "injuste".
C'est cela aussi, de mon point de vue, la crise dans l'Eglise...
Bonne fin de journée.
Scrutator. |