A l'époque de
Mortalium Animos, la vie de prière était probablement beaucoup plus développée qu'aujourd'hui. D'où peut-être la nécessité moindre d'insister sur ce point, considéré comme acquis. D'autre part, à l'époque, le Souverain Pontife n'était pas obligé d'utiliser le politiquement correct, ou de prendre des gants (ou des fleurs) pour que le catholique écoute la voix du Magistère. Il lui suffisait d'être clair, logique et précis.
Suite à votre commentaire, je n'ai pu m'empêcher de relire encore une fois
Mortalium Animos. Quelle clarté, quelle pureté dans l'exposition de la doctrine ! Comment une à une sont démontées toutes les erreurs qu'on voit si souvent fleurir de nos jours. Je comprends qu'elle puisse refroidir les novateurs. C'est vraiment magistral. Si seulement nous avions plus souvent de nos jours une telle réaffirmation des principes.
Enfin, malicieusement, je ne peux m'empêcher de vous opposer quelques phrases de ladite encyclique :
Il est symptomatique que, dans cette Encyclique, le mot prière (des chrétiens) ne soit citée qu'une seule fois, à la fin du texte, comme une nécessité ... pour les chrétiens non catholiques ! Comme si nous catholiques, n'avions pas besoin, nous aussi, de nous convertir et hâter ainsi l'unité du Corps du Christ.
Ion
En cette affaire certainement très importante, Nous faisons appel et Nous voulons que l'on recoure à l'intercession de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de la divine grâce, victorieuse de toutes les hérésies et Secours des chrétiens, afin qu'elle Nous obtienne au plus tôt la venue de ce jour tant désiré où tous les hommes écouteront la voix de son divin Fils " en gardant l'unité de l'Esprit dans le lien de la paix " (Eph. IV, 3).
Pie XI
Si ce n'est pas de la prière pour l'unité des chrétiens ça, qu'est-ce donc ?
Pour conclure enfin, je dirais que l'encyclique
Mortalium Animos est un parfait complément aux propos de Benoît XVI, et c'est ainsi que j'interprète le titre employé par Vianney dans son post, car elle définit précisément vers quelle unité du Corps du Christ nous devons tendre : l'unité de Foi. C'est du reste le 1er pilier évoqué par Benoît XVI : "- la vie fondée sur la foi des Apôtres transmise dans la Tradition vivante de l'Église, "
Pour conclure,
Cordialement
Meneau