La seule raison d'utiliser le latin dans la liturgie est son but d'universalité.
J'ai assez galéré, à l'époque où je me rendais périodiquement à l'étranger (Allemagne, Angleterre, Italie)de devoir suivre des liturgies (missel réformé de Paul VI) en Allemand/Anglais/Italien, langues que je parle ou que je comprends.
Je galèrerait tout autant de devoir entendre du latin "à l'allemande", ou "à l'anglaise".
Il n'y a aujourd'hui, dans l'Eglise catholique, qu'une façon légitime de prononcer le latin : c'est la prononciation dite "romaine", et c'est très bien comme ça : un jour qu'il y avait grande affluence de prêtres, de tous pays, à Saint Nic' (du temps de l'Abbé BOUCHACOURT), j'ai servi ce matin-là, entre autres, un prêtre japonais, qui ne parlait que l'anglais (à part le japonais...)mais qui prononçait correctement le latin, idem, un peu plus tard, avec un prêtre d'amérique latine (Mexique ?), et qui, lui aussi, prononçait correctement (et je ne comprends pas l'espagnol).
Cette prononciation est exposée en détail dans les premières pages des "800", pour ne citer qu'eux. le "e" se prononce "é", sauf s'il est suivi de deux consonnes : Déus, ,mais tècta, de même avec le "o" Dôminus mais fortis (comme "porte" en français), le "a", le "i" et le "u" étant, eux sans variation.
Quand à rouler le "r", c'est une façon en vigueur dans la polyphonie, et qui est moins fatigante, elle convient donc aussi au grégorien. C'est ainsi que chantait dom GAJARD, et quant à moi, c'est ainsi que je chante, mais ça n'a rien d'obligatoire, et le roulement ne doit rien avoir d'ostentatoire, comme tout ce qui concerne le chant grégorien.
Quant à Péres, que vient-il faire dans cette galère ? Il fait tout ce qu'on voudra, sauf du chant grégorien liturgique, alors, il peut bien prononcer comme il veut, c'est sans aucun intérêt. |