et je sais bien tout ceci croyez-le, mais les representations ne sont que cela, et même moins que cela puisqu'ici elles ne représentent rien qui soit attesté en vérité.
Vous citez des choses vraies, montrez des éléments d'ornementation qui existent, mais ne montrez pas le lien entre les premières (canoniques en tant que prières de l'Eglise et donc choses à croire) mais qui ne parlent nullement de pesée (saint Michel y est protecteur des âmes mais de celles ''qui vont sortir de ce monde '' et n'ont donc pas encore quitté le corps de l'agonisant, puis ''jusqu'à ce qu'il les ait conduites devant le tribunal de Jésus-Christ '' , ensuite, une fois devant Son tribunal, elles sont jugées, pesées donc si l'on veut, par le Christ et non par saint Michel, ''simple'' psychopompe, guide, introducteur, prévôt, tourrier du Tribunal céleste en quelque sorte en cette occurence.) et les deuxièmes, ces images de pesées, simplement à ma connaissance issues de l'imaginaire humain bien postérieur à la Révélation scripturale où rien ne les fonde, non plus qu'il n'en est fait état dans la Tradition enseignée par le Magistère jusqu'à présent.
En résumé: ce que vous citez est très vrai et très saint, mais il n'y est pas question de pesée, tandis que les images (splendides, merci ! ) de pesées que vous produisez ne correspondent à rien ni dans ce que vous citez, ni ailleurs je pense.
Cordialement.
Ps: je vois avec plaisir que vous ne revenez pas en revanche sur l'Ennemi présent et actif au Tribunal du Christ ?
Ps encore ! En revoyant ces représentations, je m'interroge encore sur leur pertinence théologique à un autre propos: le Christ nous juge selon nos actes en particulier à l'endroit de ceux qui sont comme Lui (pauvres, affamés, prisonniers etc ) , sur notre persévérence dans les vertus, sur notre repentir lorsque nous péchons, sur les Béatitudes etc. et tout cela personnellement. Or que voyons nous que fait saint Michel ici ? Il pèse les âmes non pas en comparaison de ce que le Christ nous a demandé (et qui serait le poids, la mesure , dans l'autre plateau de la Roverbal céleste ) mais en fonction d'une autre âme ! Il compare des âme entre elles, et non une âme à ce que le Christ attendait d'elle, individuellement (selon par exemple la connaissance qu'elle avait de l'Evangile, de l'enseignement de l'Eglise, ou ses réponses aux signes de la Providence divine, à la loi naturelle que tout homme peut connaitre etc. ) . Voilà qui jette il me semble une autre ombre sur ces représentations, aussi antiques et courantes qu'elles aient été. |