De mon souvenir, qui je l'avoue est lointain, je ne saurait sortir quelque exemple ou citation précise. Mais au delà du style à la fois ciselé et faussement naïf qui offre de belles et profondes formules très spirituelles, il me reste un désagréable petit arrière goût "théiste".
À force d'affirmer sans cesse qu'aucune "religion" ne peut rendre compte de la relation direct avec Dieu, de ne voir la "religion" que comme un carcan de la foi (affirmation très protestante), à force de présenter sans cesse qu'on ne peut rien dire de Dieu qui ne soit une réduction (ce qui a quelques fondements), à force de n'admettre de relation à Dieu que personnelle et subjective, on en vient naturellement à ne proposer qu'un Dieu impersonnel, forcément étranger à une claire Révélation, et plus encore à une Église qu'il aurait établit pour transmettre le dépot de cette révélation.
Bien sûr, cela n'est que le souvenir d'une impression, qui reste par ce fait fortement sujet à caution, mais si j'en ai le temps (ce dont je doute, en cette période) je tâcherai d'aller vous trouver quelque citation illustrant mon propos.
En conclusion : ouvrage à ne pas forcément proscrire (je maintient qu'il contient de réelles richesses), mais à offrir avec discernement quant au destinataire.
Abbé Gédéon |