Vous avez raison, je n'aurais pas dû m'emporter. L'erreur vient de Sandro Magister qui présente le texte du prof. d'éthique comme une justification des propos du Pape, alors qu'il s'agit d'une réflexion antérieure d'un théologien, sur une question disputée.
J'ai parcouru l'étude de Luke Gormally, mais je n'ai pas fait l'effort de la lire intégralement car elle est en anglais et la langue de Shakespeare me demande un effort de concentration que je n'ai pas le temps de fournir pour le moment.
Quelque chose me gène cependant, c'est l'argumentation purement physiologiste de l'auteur. Vous aurez noté d'ailleurs les détails assez triviaux dans lesquels M. Gormally rentre. Or, l'encyclique Humanae Vitae et le magistère postérieur développent plutôt une argumentation personnaliste pour justifier la condamnation de la contraception étant donné que la contraception est vue comme un empêchement au don intégral de soi.
Or c'est cette argumentation personnaliste qui permet au Père Rhonheimer de proposer sa casuistique qui vous choque tant. Il semble donc qu'il y ait un débat entre théologiens. Pour le moment, le Magistère n'a pas tranché. Il est vrai que le Pape a ouvert une porte, mais l'exemple du prostitué qu'il donne montre une grande prudence dans ce domaine.
Vous le voyez les choses ne sont pas simples. Il appartient cependant au catholique de défendre le Pape en montrant que les propos qu'il a tenus dans le livre à paraitre ne contredisent en rien la doctrine traditionnelle et ne reviennent pas sur les déclarations antérieures. En substance Benoit XVI dit la même chose que Ratzinger : le Pape rappelle en effet que le préservatif "n'est pas la façon à proprement parler de venir à bout du mal de l'infection du VIH". "Se polariser sur le préservatif signifie une banalisation du sexe et c'est exactement le danger que beaucoup de gens considèrent le sexe non plus comme une expression de leur amour, mais comme une sorte de drogue, qu'ils s'administrent eux-mêmes"
Bonne journée
Réginald |