et des évêques et de la quasi-totalité des spécialistes, de beaucoup de juristes etc.
Il n'y aucun "bon sens" dans notre société à prôner, comme vous le faîtes sans même en avoir conscience, le laïcisme le plus obtu.
Si vous suiviez l'actualité, hors du petit hexagone, vous sauriez que c'est ce même soi-disant "bon sens" qui est à l'oeuvre en Italie pour bannir les crucifix des écoles publiques ainsi qu'en Allemagne ; des religieuses enseignantes allemandes ont fait l'objet de poursuites judiciaires à cause de votre prétendu "bon sens" qui devrait être un brevet de catholicisme supérieur au Credo et au baptême.
Non, non et non.
Un peu de réflexion, en considérant tous les paramètres (complexes j'en suis d'accord), vaut mieux qu'un apparent "bon sens" qui n'est que myopie.
Ceci dit, l'État est en droit de réglementer le port d'un voile pour des raisons de sécurité quand elles existent donc dans des situations définies.
Nous pouvons le déplorer mais notre état de droit repose sur un fait incontournable : il n'y a pas 100% de Français et d'étrangers sur le territoire national qui soient chrétiens et moins encore catholiques.
On ne peut donc fonder un raisonnement juridique sur le motif de l'identité chrétienne supposée (quid de Renan, de Voltaire, de Combes, d'Anatole France, d'Aragon etc.) de la France.
Sur le plan catholique, on ne voit pas ce que nous aurions à dire : j'imagine un musulman venant dire aux religieuses la coupe ou la couleur de leur habit ; j'imagine que votre réponse de "bon sens" - là oui - serait : cher monsieur mêlez-vous de ce que vous regarde.
Le fait de dire la même chose, motivation en moins, que Caroline Fourest devrait vous inciter à une réflexion plus approfondie. C'est un indice.
nb. il y a quelque bon sens dans le post d'Anton car le voile islamique "dévoile", si je puis dire, le phénomène de la croissance lente mais réelle de l'slamisme en France et en Europe.Imposer le retrait du voile ne change rien au fait mais le masque aux yeux du grand public, même s'il existe bien d'autres indices.
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