Si pour votre ami, "sur le même plan" ça veut dire tous les deux interdits par l'Eglise, alors oui, il a raison.
Au même titre qu'il est interdit à la fois de voler son prochain d'une part, et de le faire périr dans d'atroces souffrances d'autre part. Oui, les deux sont interdits. Sur le même plan ? Qu'est-ce que cela veut dire ? Dire que deux choses sont toutes les deux interdites, ne veut pas dire qu'on les met sur le même plan. Surtout quand on compare des choux et des carottes.
Les méthodes contraceptives qui vont à l'encontre de la nature (préservatifs, stérilets, pilules et autres) sont interdits par l'Eglise parce qu'intrinsèquement ils pervertissent l'acte en le détournant de sa fin naturelle. Il ne s'agit pas que d'une "imperfection". Elles constituent une fraude dans l'usage du mariage, un péché grave contre le 6ème commandement (entre autres).
En revanche, les méthodes contraceptives naturelles (méthode Billings entre autres) sont permises dans le cas que vous évoquez d'un risque grave pour la santé de la mère ou des enfants. Elles sont permises car elles ne vont pas à l'encontre de, mais utilisent ce qu'a prévu la nature. De plus, l'abstinence en période de fécondité favorise le respect mutuel, et ne ravale pas le corps au rang de simple outil de plaisir charnel.
Jejomeau vous a donné une bonne réponse : Paul VI dans "Humanae Vitae" a déjà développé tous ces principes. Avant lui, Pie XII avait également exposé très clairement cette doctrine.
Quant à l'avortement, il n'est pas du tout dans la même catégorie. Sauf si l'on parle éventuellement de la pilule du lendemain, utilisée comme un moyen, au final, pour ne pas avoir d'enfants suite à un rapport sexuel. Dans ce cas, cependant, l'Eglise ne met toujours pas les deux choses sur le même plan : à la fraude dans l'usage du mariage, s'ajoute un meurtre, qui plus est un meurtre doublé d'une immense injustice contre la vie à naître.
Cordialement
Meneau
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