Ce genre de question a été abordé sur un autre forum. Voilà la réponse que j'ai fournie et qui mérite peut-être d'autres éclaircissements des liseurs du forum catholique( à eux de voir !):
Le Magistère ne reconnaît pas légitime les moyens de contraception inventés par l'homme pour la bonne raison qu'il ne lui ait pas permis de jouir d'une manière mécanique de son corps.
1) Il refuse en effet la vie par ce biais et
2) son partenaire n'est plus considéré comme une personne mais comme un "moyen" ( ou une "chose") dont il profite pour un plaisir égoïste.
EN REVANCHE, l'Eglise considère que la méthode de régulation naturelle (méthode billings) est acceptable du fait que Dieu permet cette méthode. La création étant l'oeuvre de Dieu, l'Eglise considère en effet que cette méthode ne pose pas de problème particulier : elle permet d'apprendre à maîtriser sa sexualité et de ne pas succomber à des pulsions permanentes . L'homme est valorisé en tant qu'homme et non ravalé en tant que simple animal.
Ce qui est étrange ( Je veux dire qu'il est étrange que des cardinaux ne soient pas "capables" de comprendre celà !)réside dans le fait que Paul VI a dû aller contre l’avis d’un certain nombre de cardinaux, réunis au sein des commissions pontificales, qui, au terme de cinq années de travaux, avait préconisé des assouplissements de la doctrine (donc en faveur de la contraception!).
La commission pontificale d’experts nommé par Paul VI comptait 72 membres. La plupart étaient d’accord sur l'autorisation de la pilule (sic!), à l'exception de six personnes : 4 théologiens américains, le cardinal Ottaviani, président de la Commission et le théologien du pape à la Commission, l’évêque Carlo Colombo.
Points de départs à considérer ("Humanae Vitae"):
"chaque acte conjugal doit rester ouvert à la transmission de la vie humaine » (HV n°11)
Il faut donc respecter "le lien indissoluble que Dieu a voulu et que l’homme ne peut rompre de son initiative, entre les deux significations de l’acte conjugal : union et procréation » (HV n°12)
"le couple ne se pose pas en maître de la vie humaine mais plutôt en ministre du dessein établi par le Créateur » (HV n°13)
Il faut éviter « toute action qui, soit en prévision de l’acte conjugal, soit dans son déroulement, soit dans le développement de ses conséquences naturelles, se proposerait comme but ou comme moyen de rendre impossible la procréation » (HV n°14) |