L’utilisation d’anticonceptionnels, même non abortifs, dans un but contraceptif, entre dans la catégorie d'actes que l’enseignement de l’Église qualifie d'intrinsèquement mauvais, en ce que cette utilisation consiste en une « stérilisation directe », tant dans l’intention que dans la mise en œuvre.
Pie XII : « "La stérilisation directe, disions-Nous le 29 octobre 1951, c’est-à-dire celle qui vise, comme moyen ou comme but, à rendre impossible la procréation, est une violation grave de la loi morale, et donc elle est illicite". [...] Il faut rejeter également l’opinion de plusieurs médecins et moralistes qui en permettent l’usage [de pilules utilisées pour empêcher l’ovulation], lorsqu’une indication médicale rend indésirable une conception trop prochaine, ou en d’autres cas semblables, qu’il ne serait pas possible de mentionner ici ; dans ce cas l’emploi des médicaments a comme but d’empêcher la conception en empêchant l’ovulation ; il s’agit donc de stérilisation directe » (discours du 12 septembre 1958).
Ce que reprend Paul VI : « Il n'est pas permis, même pour de très graves raisons, de faire le mal afin qu'il en résulte un bien, c'est-à-dire de prendre comme objet d'un acte positif de volonté ce qui est intrinsèquement un désordre et, par conséquent, une chose indigne de la personne humaine, même avec l'intention de sauvegarder ou de promouvoir des biens individuels, familiaux ou sociaux. C'est donc une erreur de penser qu'un acte conjugal rendu volontairement infécond et, par conséquent, intrinsèquement déshonnête, puisse être rendu honnête par l'ensemble d'une vie conjugale féconde » (Humanae vitae, n 14).
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