Mais si je souhaite la connaître, je m'abonnerai à un autre journal que le "Vladivostok catholic sunrise" écrit en anglais par des "missionnaires" catholiques du Minesota ! Le simple terme de "missionnaire" utilsé par ces gens hérisserait le poil de nombre de Russes. Et pour cause ! La Russie n'est pas la Papouaisie Nouvelle-Guinée,la Mongolie, le Malawi ou le Bouthan. C'est une civilisation chrétienne millénaire. Les Yankees "missionaires", aussi catholiques soient-ils, devraient tenir compte de ce riche patrimoine culturel et spirituel, avant d'aller un peu partout comme en pays conquis.
D'autre part, il me semble que les préjugés bien tenaces que vous décrivez ne sont pas l'apanage des seuls Russes orthodoxes. Pour avoir séjourné en Galicie, j'ai pu constater à quel point la russophobie y est commune. Un étudiant ukrainien m'a même soutenu que les Russes n'étaient pas des Slaves mais des Germains puisque descendants des... Varègues !!! C'est un peu comme si un Italien niait l'identité latine de la France, argant du fait que Clovis et ses Francs étaient des Germains... Certains uniates ont cherché à se latiniser en introduisant des statues dans les églises, ce qui est en rupture avec la tradition orientale.
je défendrai toujours mes frères Catholiques de Russie, de Biélorussie et d'Ukraine contre leur impérialisme
Que des Polonais, Allemands, Lithuaniens et mêmes Uniates de Galicie aient des préjugés anti-russes, du fait de leur passé douloureux, cela peut se comprendre. Mais ils oublient un peu vite que les dirigeants communistes russes n'avaient, la plupart du temps, pas grand chose de russe, et que la Russie fut la première victime de la tragédie communiste. D'autre part, je ne vois pas pourquoi des Russes venant de l'athéisme ou de l'orthodoxie devraient se convertir au catholicisme romain. J'ai un ancien collègue, Français de souche, qui a rejeté le catholicisme pour devenir orthodoxe. Je peux comprendre sa démarche, puisqu'il a souffert de la crise du catholicisme français autant que moi. Mais je ne peux l'admettre. Je suis né catholique latin, c'est la Foi de mes ancêtres. Prier devant un crucifix plutôt que devant une icône fait partie de mon identité culturelle. Je n'ai pas à la renier.Question de fidélité ! Quand le Pape tend la main aux Anglicans, il respecte leur patrimoine culturel et liturgique. Et si l'union se fait un jour entre orthodoxes russes et catholiques latins, cela se fera dans le respect de chacun. Pas en accusant les uns ou les autres de menées impérialistes !