Pour les enfants les plus jeunes, le jeu est très important. A leur question : "Est-ce qu'au Ciel, on pourra jouer ?", nous répondons toujours : "Oui, bien sûr !". Nous leur disons qu'au Ciel, on est heureux car on est en bonne compagnie, celle du Bon Dieu, et qu'il n'y a que des gens gentils. Un de nos enfants dit : "Au Ciel, je jouerai à cache-cache avec Jésus !".
Mgr René Laurentin dit qu'il ne faut pas désincarner le Paradis, car on risque de le rendre ennuyeux. Les enfants ne comprennent pas l'abstraction quand ils sont petits, c'est pourquoi ils voient le Ciel comme un terrain de jeux, où ils s'amuseront autant qu'ils le voudront, donc un lieu où ils seront heureux.
En grandissant, le jeu devenant moins important, nos enfants font évoluer d'eux-mêmes leur conception du Paradis, qui reste toujours pour eux un lieu de bonheur avec le Bon Dieu, mais avec une teinture moins naïve.
Par ailleurs, nous disons toujours à nos enfants que sur terre, il est difficile d'imaginer le Ciel, qui sera de toute façon très différent de la vie ici-bas.
Au Ciel, nous serons "COMME des anges", mais nous ne serons pas des anges, et nous ressusciterons avec notre corps. Nous aurons un corps glorieux, nous ne serons pas désincarnés. La conception enfantine du Paradis est très intéressante pour les adultes car elle est très incarnée et qu'elle évoque merveilleusement la joie céleste. |