On peut aussi bien pécher par naturalisme que par surnaturalisme, les deux se rejoignant même. Un bobo est aussi surnaturaliste qu'un facho peut être naturaliste. Mais, dans les deux cas, il y a bien un excès. Mais leur distinction ne saurait être exagérée. Un peu comme le régime des des natures de Notre Seigneur, il y a union, sans confusion, mais sans séparation non plus.
Les deux ordres sont peut-être distincts, mais s'influencent. La distinction est nécessaire, mais - de grâce ! - il faut rappeler leur nécessaire connexion. La nature pure est une aberration et mène à des dangers. Il faut aussi qu'elle soit travaillée par la grâce dont elle est un réceptacle. L'Occident actuel, même sécularisé, est le conséquence d'une surnature dans la mesure où il fut longtemps chrétien.
La crise actuelle fut peut-être la conséquence d'une distinction trop nette du Moyen Âge finissant. Les chrétiens en payent encore le prix. |