je ne vois toujours pas où est le scandale dans la mise en oeuvre de la loi républicaine, conforme aux directives européennes, sous le contrôle du juge administratif et du juge judiciaire.
Vous dîtes dans votre message :
"Pour Tibère, les principes sont exposés in extenso dans le document magistériel de 2004 : parcourez ne serait-ce que le Prologue, vous y verrez qu'on y va très loin théologiquement.
Au demeurant, ces principes d'accueil sont aussi anciens que l'Église - songez au droit d'asile dans les églises, aux monastères - et la pastorale moderne des migrants débute principalement avec ... saint Pie X. Toutes les mesures prises sont-elles proportionnées ?
En dehors de M. Minc qui les soutient, l'émotion a été très répandue dans la presse étrangère précisément pour les souvenirs du passé, qui n'émeuvent que de façon très partiale le conseiller officieux de l'Élysée."
Accueillir l'étranger, vertu évangélique, ne signifie pas se laisser déborder ni envahir et ne signifie pas (pas encore du moins) laisser les règles de vie commune être piétinéees.
Les mesures prises sont-elles proportionnées ? C'est la bonne question ! Rappelons tout d'abord (pour la n-ième fois, je ne m'en lasse pas mais je crains que la raison, dans ce dossier, ne serve finalement à rien) que le fait d'être citoyen européen ne protège pas absolument contre un éloignement coercitif. L'ordre public, l'absence de ressources suffisantes et donc le poids que fait peser sur le système social l'étranger concerné, tous ces motifs peuvent permettre l'éloignement.
Dans le cas des ressortissants communautaires qui sont actuellement éloignés et qui appartiennent essentiellement aux nationalités roumaines et bulgares, il faut aussi rappeler (pour la n-ième fois là aussi) qu'à hauteur de plus de 95% les éloignements sont VOLONTAIRES et FINANCES par l'Etat français.
Trouvez-vous, Monsieur PERRIN, qu'il s'agisse là de mesures disproportionnées ? Quelles seraient donc, selon vous, les mesures proportionnées ? A part offrir une maison ou réserver des emplois, je ne vois pas très bien.
La vérité, c'est qu'une partie du clergé, toujours mal à l'aise avec un passé qui ne passe (pour reprendre la formule célèbre de l'un de vos collègues), s'invente une panoplie de "résistant" en peau de lapin.
Que le gouvernement, pour des raisons de basse politique, ait communiqué à son de trompettes sur des éloignements qui existent depuis l'entrée dans l'UE de la Roumanie et de la Bulgarie est une chose. Que des membres de l'Eglise fassent semblant de crier au loup allant, comme cet évêque de Toulouse, jusqu'à comparer la situation juridique des ressortissants communautaires éloignés dans le strict respect de la législation (et je le répète avec financement) au sort des malheureuses victimes du nazisme, je crois pouvoir dire que la ligne est franchie. Que Mgr Aumonier aille faire, devant les caméras, son cirque médiatique, cela le regarde, mais les citoyens ont le droit de savoir exactement, avec précision et sans la fumisterie des idées générales, quelles sont les environnements juridiques qui entourent ces départs vers leurs pays d'origine de ressortissants communautaires. |